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	<title>AME-INTERNATIONAL &#187; Articles</title>
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		<title>Ovariectomie prophylactique dans la prévention du risque génétique : cancer de l’ovaire et du sein</title>
		<link>http://www.entraide-medicale.fr/ame-sante/articles/ovariectomie-prophylactique-dans-la-prevention-du-risque-genetique-cancer-de-l%e2%80%99ovaire-cancer-du-sein/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=ovariectomie-prophylactique-dans-la-prevention-du-risque-genetique-cancer-de-l%25e2%2580%2599ovaire-cancer-du-sein</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:22:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[Environ 10% des cancers du sein et de l’ovaire sont liés à une mutation constitutionnelle d’un gène majeur de prédisposition. Ces maladies génétiques sont liées à plus de 95% à des mutations du gène BRCA1, plus rarement à des mutations du gène BRCA2. Ces patientes ont un risque cumulé à 70 ans supérieur à 80% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Environ 10% des cancers du sein et de l’ovaire sont liés à une mutation constitutionnelle d’un gène majeur de prédisposition. Ces maladies génétiques sont liées à plus de 95% à des mutations du gène BRCA1, plus rarement à des mutations du gène BRCA2. Ces patientes ont un risque cumulé à 70 ans supérieur à 80% pour le cancer du sein et de 40 à 70% pour le cancer de l’ovaire (Ford 1994).</p>
<p><span id="more-348"></span></p>
<p>Le risque pour les femmes de ces familles est suffisamment élevé pour que les experts de la conférence de Consensus réunis au National Institut of Heath à Bethesda en 1994, aient recommandé une ovariectomie prophylactique après naissance des enfants désirés ou à partir de l’âge de 35 ans.</p>
<p>L’ovariectomie prophylactique pose un certain nombre de problèmes bien spécifiques qui sont loin d’être complètement résolus : son efficacité, l’âge optimal de réalisation, nécessité ou non d’une hystérectomie associée, possibilité ou non d’un traitement hormonal substitutif dans les suite.</p>
<p><strong>En premier lieu quelle est sont efficacité ?</strong></p>
<p>Plusieurs cas ont été rapportés dans la littérature faisant état de patientes génétiquement à risque, atteinte de carcinose péritonéale quelque années après ovariectomie prophylactique.</p>
<p>Piver en 1993 collige 931 familles avec 2221 cancers de l’ovaire et 324 femmes ayant eu une ovariectomie prophylactique. Parmi elles, 6(1,85%) ont développé une carcinose dans les années qui ont suivi l’intervention. Une étude Struewing (National Cancer Institut, 1995) montre qu’ après ovariectomie prophylactique chez des patientes génétiquement à risque, l’incidence de carcinose péritonéale reste plus élevée que l’incidence du cancer de l’ovaire dans la population standard. La réduction du risque de cancer de l’ovaire par l’ovariectomie prophylactique est estimée à 56%.</p>
<p>L’ovariectomie prophylactique ne protège donc pas complètement ces patientes, une information éclairée doit leur être apportée à ce sujet.</p>
<p><strong>A quel âge doit-on réaliser l’ovariectomie prophylactique ?</strong></p>
<p>Comme pour les cancers du sein, les cancers de l’ovaire qui se développent sur un terrain de prédisposition génétique ont tendance à se déclarer à un âge plus précoce que dans la population générale. L’âge moyen de survenue est de 52,4 ans dans les syndromes sein-ovaire pour un âge moyen de survenu de 59 ans dans la population générale (Lynch1991). En cas de prédisposition génétique, le risque de cancer de l’ovaire est déjà de 10% à l’âge de 40 ans (Ponder 1990). Ces chiffres avaient conduit les experts de la conférence de Consensus de Bethesda en 1994 à recommander une ovariectomie prophylactique à partir de l’âge de 35 ans après naissance des enfants désirés. Les recommandations de l’expertise Inserm-FNCLCC 1999 préconisent l’âge de 35 ans pour les femmes ayant eu les grossesses désirées et 40 ans pour les femmes sans enfant chez lesquelles un suivi clinique et échographique bisannuel est réalisé de 35 à 40 ans.</p>
<p><strong>Quelle conduite à adopter par rapport à l’utérus ?</strong></p>
<p>Si la patiente appartient à une famille réunissant cancer du sein et des ovaires, l’utérus n’est pas exposé à un risque génétique particulier, mais ces femmes ont un risque élevé de cancer du sein et la question d’un éventuel traitement par Tamoxifène peut se poser pour elles avec le risque induit de cancer de l’endomètre. L’hystérectomie associée à l’annexectomie peut donc se justifier, mais n’est pas réalisée de façon systématique.</p>
<p><strong>Peut-on instaurer un traitement hormonal substitutif (THS) après ovariectomie prophylactique ?</strong></p>
<p>Chez les patientes avec antécédent personnel de cancer du sein, la contre-indication d’une oestrogénothérapie substitutive est formelle. La réponse est plus nuancée chez les patientes n’ayant pas contracté la maladie. Averette et Nguyen (1994) préconisent le THS après ovariectomie prophylactique à condition qu’il soit modérément dosé, que la surveillance mammaire soit stricte et qu’il ne soit pas prolongé au-delà de 60 ans. Les recomandations de l’expertise Inserm-FNCLCC 1999 ne contre-indiquent pas le THS après ovariectomie prophylactique. L’utilisation du THS chez ces patientes reste controversée en raison du risque mammaire. L’indication du raloxifène paraît intéressante en raison de la prévention de l’ostéoporose et de son absence d’effet oncogène sur le sein (étude MORE 1999), des études complémentaires sont nécessaires.</p>
<p><strong>Quelles sont les indications d’ovariectomie prophylactique ?</strong></p>
<p>Elles ont été clairement précisées dans l’expertise collective Inserm-FNCLCC (Bull Cancer 1999)</p>
<p>&laquo;&nbsp;La chirurgie prophylactique ovarienne est recommandée dans les situations suivantes : personne ayant un risque tumoral supérieur à 40% et ayant eu le nombre d’enfants qu’elle souhaitait avoir, et existence d’arguments clinique ou génétique évoquant la possibilité d’un syndrome sein-ovaire.</p>
<p>Il est envisageable de réaliser ce geste quand le risque tumoral est supérieur à 20% et femme ayant eu le nombre d’enfants qu’elle souhaitait avoir et existence d’arguments cliniques ou génétique évoquant la possibilité d’un syndrome sein-ovaire.</p>
<p>Le groupe d’experts est opposé à cette pratique dans toutes les conditions suivantes : femmes de moins de 35 ans ou femmes de moins de 40 ans sans enfant ou risque tumoral ovarien inférieur à 5%.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Quels sont les critères à respecter une fois l’intervention envisagée ?</strong></p>
<ul>
<li>La décision doit être prise dans un cadre pluridisciplinaire</li>
<li>Aucune pathologie grave associée réduisant l’espérance de vie de la personne</li>
<li>Information auprès de la personne sur les alternatives, leur efficacité et les inconvénients attendus</li>
<li>Consultation auprès d’un psychologue</li>
<li>Délai de réflexion d’au moins trois mois</li>
<li>Respect des procédures techniques suivantes : cœlioscopie (sauf contre-indication) ; l’intervention doit débuter par une exploration complète des annexes et de toute la cavité abdominale ; examen cytologique du liquide péritonéal ; réaliser une annexectomie et non une ovariectomie ; extraction des annexes à travers un sac coelioscopique.</li>
<li>Un suivi psychologique et une procédure d’évaluation doivent être proposés à la patiente.</li>
</ul>
<p>L’ovariectomie prophylactique dans la prévention du risque génétique sein-ovaire pose encore un grand nombre de problèmes. Les indications doivent être réfléchies et posées par un collège médical qui doit prendre en compte l’avis de la patiente, les données actuelles de notre savoir mais aussi les progrès prévisibles de la science.</p>
<p><strong>Bibliographie :</strong></p>
<p>Dauplat J, Brémond A, Lefranc JP. L’ovariectomie prophylactique dans la prévention du risque génétique du cancer de l’ovaire.</p>
<p>Risque héréditaire de cancer du sein et de l’ovaire. p : 383-399. Edition INSERM 1998.</p>
<p>Eisinger F. Alby N. Bremond A. Dauplat J. Espie M. Janiaud P. Kuttenn F. Lebrun JP. Lefranc JP. Pierret J.Sobol H. Stoppa-Lyonnet, D. Thouvenin D. Tristant H. Feingold J.</p>
<p>Expertise collective Inserm-FNCLCC : recommandations portant sur la prise en charge des femmes ayant un risque d’origine génétique de développer un cancer du sein et/ou de l’ovaire.</p>
<p>Bulletin du Cancer. 1999 ; 86 : 307-13.</p>
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		<title>Nouvelles strategies dans le cancer du col</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:22:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cancer du col reste un cancer de forte incidence. Deuxième responsable de mortalité par cancer chez la femme à l’échelle mondiale. Dans les pays industrialisés, le taux de mortalité par cancer du col a diminué de moitier ces 40 dernières années. Le taux d’incidence en France est de 9,9 pour 100000 en 1995.

Les deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cancer du col reste un cancer de forte incidence. Deuxième responsable de mortalité par cancer chez la femme à l’échelle mondiale. Dans les pays industrialisés, le taux de mortalité par cancer du col a diminué de moitier ces 40 dernières années. Le taux d’incidence en France est de 9,9 pour 100000 en 1995.</p>
<p><span id="more-346"></span></p>
<p>Les deux facteurs de pronostic les plus importants sont le volume tumoral et le stade d’extension loco-régionale et lymphatique de la tumeur. Les protocoles de prise en charge thérapeutique reposent sur la chirurgie, la radiothérapie, et plus récemment sur l’association radio-chimiothérapie dans les formes avancées. L’évolution des pratiques vise à diminuer la morbidité du traitement des formes localisées de bon pronostic et d’améliorer le pronostic des formes avancées.</p>
<p>Le dernier congrès de la S.F.O.G. (Société Française d’Oncologie Gynécologique) qui a eu lieu en novembre 2000 à Bordeaux, a été consacré entièrement à ce sujet.</p>
<p>I) Concernant les formes précoces</p>
<p>Chirurgie et/ou radiothérapie ?</p>
<p>* Recommandation des S.O.R. (Standards, Options, Recommandations) 1998 :</p>
<p>Dans les cancers de stade précoce et en cas de tumeur de petite taille sans envahissement ganglionnaire, le traitement comporte soit une chirurgie, soit une radiothérapie, soit une association radio-chirurgicale avec des résultats carcinologiques équivalents [Landoni F, Lancet 1997].</p>
<p>Dans le cadre des Standards, Options et Recommandations (S.O.R.) pour la prise en charge des patientes atteintes de carcinome du col de l’utérus, publiés en 1998, aucun standard n’avait été retenu pour les tumeurs de stades Ib, IIa et Ilb proximaux. Trois options étaient proposées : radiothérapie exclusive, chirurgie exclusive ou association radio-chirurgicale.</p>
<p>* La Fédération des Gynécologues-Obstétriciens Hospitaliers de Strasbourg en collaboration avec l’équipe du Centre Anti-Cancéreux (Centre Paul Strauss) a opté pour un traitement chirurgical exclusif (hystérectomie élargie + lymphadénectomie iliaque sous-veineuse) des petites tumeurs TIb inférieures à 2cm, et pour l’association curiethérapie-chirurgie pour les tumeurs TIb et TIIa de 2 à 4 cm sans envahissement lymphatique.</p>
<p>Limites de la conservation ovarienne</p>
<p>La survenue d’une récidive sur l’ovaire conservé est rare dans les formes épidermoïdes. Le risque est augmenté en cas d’adénocarcinome, de lésion volumineuse ou localement étendue.</p>
<p>Pour G. Le Bouëdec (SFOG 1999), une conservation ovarienne est possible pour les tumeurs cervicales malpighiennes de stade I, de taille inférieure à 2cm, sans emboles et sans envahissement ganglionnaire. Pour P.Morice (Fertil. Steril. 2000), la limite est de 3cm.</p>
<p>La transposition ovarienne dans les gouttières pariéto-coliques pour la préservation ovarienne avant radiothérapie est une technique efficace, mais dont l’indication est rare depuis le consensus sur le traitement chirurgical exclusif des tumeurs de moins de 2 cm.</p>
<p>Possibilité de conservation d’une fertilité ultérieure : principe de la trachélectomie élargie</p>
<p>La trachélectomie élargie a été décrite pour la première fois par Dargent en 1987 et améliorée par la suite (Dargent, J.Obstet.Gynecol.1994).</p>
<p>L’intervention consiste à réaliser l’ablation du col utérin, avec colpectomie du tiers supérieur du vagin et ablation de la partie proximale des paracervix par voie vaginale, généralement associée à une lymphadénectomie inter-iliaque bilatérale par voie coelioscopique. Ce traitement est réservé au cancer du col débutant chez la femme jeune désireuse de grossesse.</p>
<p>Les résultats du promoteur de la technique sont prometteurs (Dargent, Cancer 2000) : à propos d’une série de 47 cas, le taux de récurrence est de 4% après un suivi de 52 mois et aucune des deux récidives n’est située sur le corps utérin. Il obtient 13 enfants vivants pour un taux de fausses couches tardives de 25%.</p>
<p>D’autres auteurs ont repris cette technique. Covens à Toronto (Cancer 1999) compare le pronostic d’une série de 32 patientes traitées par trachélectomie élargie à une série appariée de patientes traitées par hystérectomie radicale. Il conclut à une efficacité similaire des deux techniques et obtient un taux de grossesse à un an de 37%. Roy à Quebec (J. Gynecol. Obstet. Biol 2000) décrit une série de 37 patientes : 2 récidives, 13 grossesses dont 7 nouveau-nés vivants, 2 avortements tardifs, 2 avortements précoces et 2 grossesses en cours.</p>
<p>Malgré le risque accru d’avortement tardif et de prématurité, cette technique représente une alternative intéressante chez les patientes jeunes, désireuses de grossesse, avec des tumeurs cervicales au stade précoce, inférieures à 2 cm, traitées par chirurgie exclusive.</p>
<p>Intérêt de la coeliochirurgie et de la chirurgie vaginale dans la prise en charge chirurgicale</p>
<p>L’intérêt de la coeliochirurgie dans les formes précoces de cancer du col est maintenant bien établi par plusieurs équipes. La lymphadénectomie iliaque externe peux être réalisée soit par voie intra-péritonéale (Ecole Clermontoise), soit par voie extra-péritonéale (Ecole Lyonnaise). L’hystérectomie radicale peux être réalisée soit par voie coelioscopique exclusive (Ecole Clermontoise), soit par voie vaginale exclusive : Schauta-Amreich (Ecole Lyonnaise) ou par voie vaginale coelio-assistée (Ecole Lilloise). Quelle que soit la technique, l’association coelio-chirurgie et chirurgie vaginale permet de diminuer la morbidité par rapport à la laparotomie classique.</p>
<p>Les expériences de Roy au Québec à propos d’une série de 102 cas réalisés par coeliochirurgie (Gynecol. Oncol. 2000) et de Altgassen et Possover en Allemagne (Obstet. Gynecol. 2000) à propos d’une série de 108 cas réalisés par coeliochirurgie et voie vaginale, montrent toutes deux la faisabilité de ces techniques et l’avantage en terme de morbidité pour les patientes.</p>
<p>Limitation des curages lymphatiques : concept du ganglion sentinelle (GS)</p>
<p>Les curages lymphatiques pelvien et/ou lombo-aortique réalisés de façon concomitante à l’hystérectomie radicale pour le cancer du col, sont indispensables pour le &laquo;&nbsp;staging&nbsp;&raquo; de la tumeur, mais sont susceptibles d’engendrer des complications propres : lymphocèle, lymphostase.</p>
<p>Après les expériences concluantes pour le mélanome et le cancer du sein, le concept du GS s’étend aux cancers gynécologiques pelviens, essentiellement pour le cancer de la vulve et pour le cancer du col. Les mêmes interrogations se posent : quelle technique (injection de bleu ou injection de radio-isotope ?) et quelle fiabilité ?</p>
<p>Une équipe de Dallas (O’Boyle, Gynecol. Oncol. 2000) rapporte une série de 20 patientes chez lesquelles une recherche de ganglion sentinelle a été réalisée à l’aide d’une injection pré-opératoire intra-tumorale d’ isosulfane bleu (bleu Patent). Les curages ont été réalisés de façon systématique. Un ou plusieurs GS ont été retrouvés chez 12 patientes (60%). Sur 4 patientes N+, le GS n’a été retrouvé que 3 fois. L’auteur conclut à la faisabilité de cette méthode, mais à un manque de fiabilité surtout pour les grosses tumeurs (&gt;4cm).</p>
<p>Dargent (Gynecol. Oncol. 2000) publie son expérience à partir d’une série de 35 patientes (69 curages iliaques externes) avec injection préopératoire intra-tumoral de bleu Patent pour des tumeurs inférieures à 4 cm. Ses résultats sont plus concluants que l’étude précédente, son taux d’échec est de 10 sur 69 dissections, avec absence de faux négatifs. Il souligne qu’il est dangereux de se précipiter dans une stratégie de prise en charge basée sur l’évaluation du GS tant que l’on n’a pas confirmation de sa valeur prédictive négative.</p>
<p>Une récente publication d’une équipe allemande (Malur S, Gynecol. Oncol. 2001) rapporte une série de 50 patientes chez qui la recherche du GS est réalisée par l’association d’une injection de radio-isotope la veille, et une injection de bleu Patent en pré-opératoire immédiat. Ils obtiennent un taux de détection, une sensibilité et une valeur prédictive négative de 100 %.</p>
<p>Bien sûr, d’autres études devront confirmer ou infirmer ces résultats, mais la technique est prometteuse et permettra probablement dans un proche avenir de limiter les prélèvements ganglionnaires.</p>
<p>II) Concernant les formes avancées</p>
<p>* Réalisation du curage lombo-aortique par coeliochirurgie</p>
<p>Les indications du curage lombo-aortique restent discutées : l’Institut Gustave Roussy (P. Morice, Cancer/Radiothérapie 2000) préconise un curage lombo-aortique systématique à partir d’un volume tumoral 3 cm et/ou facteur de mauvais pronostic. L’attitude préconisée par l’Institut Curie (JY. Charvolin, Lettre du Gynécologue 2000) est différente, puisqu’il conseille d’étendre la lymhadénectomie iliaque externe uniquement en cas de positivité des ganglions pelviens.</p>
<p>Récemment, plusieurs équipes (D. Dargent, D.Querleu, M Possover) ont montré la faisabilité du curage lombo-aortique par coeliochirurgie par voie extra-péritonéale afin de diminuer la morbidité de ce geste.</p>
<p>* Utilisation de la chimiothérapie concomitante à la radiothérapie</p>
<p>Les résultats de six protocoles randomisés, évaluant l’impact de la chimiothérapie concomitante à la radiothérapie lors du traitement initial des tumeurs de mauvais pronostic du col utérin ont été publiés récemment :</p>
<p>Keys HM. N. Engl. J. Med. 1999 ; 340 : 1154- 61</p>
<p>Morris M. N. Engl. J. Med. 1999 ; 340 : 1137- 43</p>
<p>Peters WA. 30 th annual meeting o/the Society Gynecologic Oncologists san Francisco, March 1999</p>
<p>Rose PG. N. Engl. J. Med. 1999 ; 340 : 1144-53</p>
<p>Whitney CW(GOG) : J. Clin. Oncol. 1999 , 17 : 1339-48.</p>
<p>Wong LC. J. Clin. Oncol. 1999 ; 17 : 216.</p>
<p>Ces six études portent sur 2174 patientes et les résultats sont concordants en faveur de l’association radio-chimiothérapie. La toxicité (principalement hématologique et muqueuse) était plus importante lors de l’administration concomitante de la chimiothérapie, mais a peu gêné la réa1isation de la radiothérapie.</p>
<p>Les résultats de ces études sont donc en faveur de l’association chimiothérapie-radiothérapie. Le bénéfice est particulièrement net pour les tumeurs de stade Ib, IIa et IIb avec facteurs de mauvais pronostic (diamètre de plus de 4 cm, envahissement ganglionnaire pelvien, envahissement microscopique des paramètres, marges de résection non in sano).</p>
<p>Au vu des résultats de ces publications, l’association radio-chimiothérapie concomitante est devenue un standard aux Etats-Unis pour les tumeurs répondant aux critères d’inclusion de ces études.</p>
<p>En France, une actualisation des standards, options, recommandations (S.O.R.) a été réalisée récemment :Haie-Meder C. Cancer Radiother. 2000 ; 4 : 60-75.</p>
<p>Recommandations concernant la place de la radiochimiothérapie dans les cancers du col :</p>
<p>° Pas d’indication de chimiothérapie concomitante à la radiothérapie dans les tumeurs de stade IB1, IIA, IIB proximaux de bon pronostic.</p>
<p>° Intérêt de l’association radio-chimiothérapie quand il existe des facteurs de mauvais pronostic : taille tumorale &gt; 4cm et/ou envahissement des paramètres et/ou N+ .</p>
<p>Ces recommandations ont été suivies par la fédération des Gynécologues Obstétriciens Hospitaliers de Strasbourg.</p>
<p>Le vrai progrès c’est l’éradication !</p>
<p>Les avancées les plus importantes pour le cancer du col ne viennent pas des nouveautés thérapeutiques, mais de la prévention. On estime actuellement que 95% des tumeurs malignes du col utérin sont le résultat d’une infection à Papilloma Virus. C’est donc la vaccination contre le Papilloma Virus Humain qui représentera bientôt le progrès le plus important dans ce domaine.</p>
<p>La sortie du vaccin est prévue fin 2002.</p>
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		<title>Prise en charge coelioscopique des masses annexielles suspectes</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:21:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[- Peut-on ponctionner un kyste sans risques ?
- Quels sont les risques de dissémination ?
- Peut-on réaliser l’ablation coelio-chirurgicale d’une masse suspecte et dans quelles conditions ?

1) Le risque de dissémination
Ce que l’on sait :
- Par laparotomie, la ponction d’une tumeur borderline n’a pas d’incidence pronostic si elle est enlevée immédiatement (Hart 1973, Hopkins 1987)
- [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>- Peut-on ponctionner un kyste sans risques ?</p>
<p>- Quels sont les risques de dissémination ?</p>
<p>- Peut-on réaliser l’ablation coelio-chirurgicale d’une masse suspecte et dans quelles conditions ?</p>
<p><span id="more-344"></span></p>
<p><strong>1) Le risque de dissémination</strong></p>
<p>Ce que l’on sait :</p>
<p>- Par laparotomie, la ponction d’une tumeur borderline n’a pas d’incidence pronostic si elle est enlevée immédiatement (Hart 1973, Hopkins 1987)</p>
<p>- Pour les cancers invasifs la pluspart des grandes études multifactorielles arrivent aux mêmes conclusions</p>
<p>* Dembo, Obstet Gynecol 1990.</p>
<p>* Sjovall, Proceedings of the first Europeen congress on Gynecologic Endoscopy, 1994.</p>
<p>- Si la tumeur n’est pas enlevée immédiatement, la ponction ou la biopsie endoscopique aggrave le pronostic d’une tumeur maligne.</p>
<p><strong>2) Indication de la coelio devant une masse suspecte</strong></p>
<p>Toute masse annexielle cliniquement et/ou échographiquement suspecte doit bénéficier d’une coelio à visée diagnostic dans un premier temps.</p>
<p>La CAT ultérieure dépend de plusieurs facteurs</p>
<p>- L’âge</p>
<p>- L’aspect échographique</p>
<p>+/- Marqueurs</p>
<p>+/- Doppler</p>
<p>- Et surtout l’aspect coelioscopique</p>
<p>Plusieurs situations possibles en fonction de l’inspection chez la femme non ménopausée</p>
<p>- L’inspection initiale est suspecte avec des signes extrakystiques de malignité</p>
<p>* Carcinose péritonéale et ascite &#8212;-&gt; lap médiane</p>
<p>* Végétations extrakystiques &#8212;- &gt; annexectomie</p>
<p>° Faible volume &#8212;-&gt; Coelio</p>
<p>° Vol important &#8212;-&gt; Laparo</p>
<p>Demande d’extempo</p>
<p>* Si une seule végétation de petite taille sans autres signes &#8212;&gt; possibilité de prélèvement selectif, extempo et traitement conservateur si extempo -.</p>
<p>- Absence de signes extrakystiques de malignité</p>
<p>* L’aspect écho était rassurant &#8212;&gt; Ponction du kyste puis ouverture et kystoscopie</p>
<p>. Pas de signes suspects &#8212;&gt; tt conservateur (90% des cas)</p>
<p>. Multiples végétations &#8212;&gt; Annexectomie</p>
<p>. Végétation unique de ptte taille &#8212;&gt; Extempo</p>
<p>* L’aspect du kyste était inquiétant</p>
<p>La grande majorité des lésions échographiquement suspects sont bénignes et donc l’annexectomie systématique est inacceptable</p>
<p>Importance de la coelioscopie diagnostique :</p>
<p>° Kystes fcels parfois hémorragiques</p>
<p>° Endométriomes</p>
<p>° Kystes paratubaires (tt sans ponction)</p>
<p>° Les kystes dermoïdes (tt sans ponction)</p>
<p>Dans les autre cas on a le choix entre le risque de la ponction et l’annexectomie</p>
<p>- Si l’echo avait montré qu’une végétation de petite taille chez une femme jeune &#8212;&gt; ponction, biopsie sélective, extempo, tt conservateur si négatif</p>
<p>- Si végétation de grande taille ou multiple &#8212;&gt; annexectomie préférentielle</p>
<p>Particularités techniques</p>
<p>Bilan préopératoire</p>
<p>- 2 écho</p>
<p>- Scan ou IRM que si hautement suspect</p>
<p>- Marqueurs la veille</p>
<p>- Prep digestive systématique</p>
<p>Technique coelio</p>
<p>- Eviter la ponction du kyste avec l’aiguille de Palmer</p>
<p>(hypochondre G)</p>
<p>- Commencer par une inspection soigneuse</p>
<p>- Ponction cyto du liquide du Douglas</p>
<p>- Ponction du kyste avec un trocard conique puis kystoscopie soigneuse à la recherche de végétations.</p>
<p>- La kystectomie sans ponction est limitée aux kystes dermoïdes et aux kystes para tubaires</p>
<p>- L’annexectomie coelioscopique</p>
<p>* coagulation-section du lombo-ovarien loin de l’ovaire</p>
<p>* Minimiser les manipulations</p>
<p>* Placer la tumeur dans un sac solide</p>
<p>* Ponction dans le sac</p>
<p>* Extraction facile sinon laparo</p>
<p>* Chez la femme ménopausée, l’annexectomie est systématiquement bilatérale (récidives controlatérales).</p>
<p>Examen extempo : intérêt si ablation d’une végétation ou d’un ovaire suspect —&gt; tt et staging immédiat</p>
<p>Que faire si on découvre un cancer ?</p>
<p>* Pendant l’intervention</p>
<p>- Avant la laparo, bien inspecter tout le péritoine pour biopsier les zones suspects</p>
<p>- Laparo médiane et traitement</p>
<p>- Excision des trajets de trocard</p>
<p>* Si le dg n’a pas été évoqué pendant l’intervention</p>
<p>Des études ont montré que le risque de greffes péritonéales à distance augmente avec le temps</p>
<p>( Trimbos, Cancer, 1993) :</p>
<p>* Risque nul si l’exerèse est immédiate</p>
<p>* Risque faible après quelques jours</p>
<p>* Risque majeur après quelques semaines</p>
<p>Conclusion</p>
<p>- Une masse annexielle suspecte à l’échographie necessite une coelioscopie</p>
<p>- L’inspection exo puis endokystique est primordiale</p>
<p>En l’absence de signe de malignité —&gt; tt conservateur</p>
<p>En présence de végétations extra ou endokystiques</p>
<p>—&gt; annexectomie</p>
<p>Exception pour la présence d’une végétation unique de petite taille chez une femme jeune :</p>
<p>si extempo négative &#8212;&gt; tt conservateur</p>
<p>Si découverte anapath de cancer —&gt; traitement chirurgical par laparo en urgence</p>
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		<title>Recommandations pour le cancer du col</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[Standards, Options et Recommandations : (SOR) pour le cancer du col
Cancer de forte incidence : deuxième cancer chez la femme à l’échelle mondiale
Taux d’Incidence en France : 9,9 pour 100 000 en 1995
Taux de décès en France : 4,6 pour 100 000 en 1995
Aux USA en 1999 : 12800 nveaux cas et 4800 décès


Le traitement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Standards, Options et Recommandations : (SOR) pour le cancer du col</p>
<p><strong>Cancer de forte incidence : deuxième cancer chez la femme à l’échelle mondiale</strong></p>
<p>Taux d’Incidence en France : 9,9 pour 100 000 en 1995<br />
Taux de décès en France : 4,6 pour 100 000 en 1995<br />
Aux USA en 1999 : 12800 nveaux cas et 4800 décès</p>
<ul></ul>
<p><span id="more-342"></span></p>
<p><strong>Le traitement dépend du stade de la maladie<span style="font-weight: normal;"><br />
<strong>* Dans les cancers de stade précoce, &lt; 4cm et N-</strong></span></strong></p>
<p>Le traitement peut être soit chirurgical, soit radiothérapique, soit radio-chirurgical avec des résultats équivalents.</p>
<p>Landoni F, Lancet 1997 ; 350 : 535-540</p>
<p>Etude randomisée à propos de 337 cancers du col stade Ib, IIa</p>
<p>Grpe A : 170  chir : Wertheim type III</p>
<p>Grpe B : 167  RT : RT ext 47 Gy + Curie</p>
<p>Taux de survie à 5 ans identique dans les deux groupes : 83%</p>
<p>Taux de récidive identique : Grp A : 24% , Grp B : 25 %</p>
<p>Taux de morbidité : Grp A : 28%, Grp B : 12%</p>
<p>Dans les SOR publiés en 1998, aucun standard n’avait été retenu pour les tumeurs de stades IB, IIA, IIB : possibilité chir ou radio ou radio-chir.</p>
<p><strong> * Dans les cancers de stade avancé : extension loco-régionale (au vagin, aux paramètres) et/ou N+</strong></p>
<p>La radiothérapie externe associée à la curiethérapie joue un rôle prépondérant</p>
<p>Perez CA. Int J Radiat Oncol Biol Phys 1991 ; 21 : 885-98</p>
<p>Les SOR publiés en 1999 définissent l’association radio-curiethérapie comme un standard dans les formes avancées.</p>
<p>Concernant l’association radio-chimiothérapie dans les formes avancées</p>
<p>Les SOR de 1999 recommandaient des évaluations supplémentaires.</p>
<p>Cinq essais thérapeutiques randomisés ont été évalués aux USA et ont montré le rôle de la radio-chimiothérapie concomitante contenant du cisplatine dans les différents stades du cancer du col. Ces essais montrent la supériorité thérapeutique de l’association contenant du cisplatine par rapport à la radiothérapie seule ou associée à l’hydroxyurée.</p>
<p>Keys HM. N Engl J Med 1999 ; 340 : 1154 &#8211; 61</p>
<p>Morris M. N Engl J Med 1999 ; 340 : 1137- 43</p>
<p>Peters WA. 30 th annual meeting of the Society Gynecologic Oncologists san Francisco, March 1999</p>
<p>Rose PG. N Engl J Med 1999 ; 340 :1144-53</p>
<p>Whitney CW (GOG) : J Clin Oncol 1999 ; 17 : 1339-48.</p>
<p>DERNIÈRE PUBLICATION DES SOR</p>
<p>Haie-Meder C. Cancer Radiother 2000 ; 4 : 60-75</p>
<p>Recommandations concernant la place de la radiochimiothérapie dans les cancers du col :</p>
<p>1) Pas d’indication de chimiothérapie concommittante à la radiothérapie dans les tumeurs de stade IB1, IIA, IIB proximaux de bon pronostic .</p>
<p>Intérêt de l’association radiochimio quand il existe des facteurs de mauvais pronostic : taille tumorale &gt; 4cm et/ou envahissemnet des paramètres et/ou N+.</p>
<p>2) La toxicité de la radiochimiothérapie est essentiellement hématologique et digestive. Elle est suppérieure à celle de la radiothérapie seule.</p>
<p>3) Ces résultats ont été obtenus le plus souvent par l’association d’une chimiothérapie à base de cisplatine utilisé seul ou associé au 5FU.</p>
<p>4) Les modalités exactes d’administration de la chimiothérapie n’ont pas été clairement établies.</p>
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